La 403 cabriolet, une belle qui fait payer sa plastique….

 

403 cabriolet

Fidèle à sa tradition de beau cabriolet, Peugeot présente un an après la berline soit en aout 1956 la 403 cabriolet  Un cabriolet chic destiné principalement à une clientèle fortunée et bourgeoise. Un cabriolet devenu célèbre grâce à cet inspecteur à l’imperméable qui parlait souvent de sa femme, je parlais évidemment de l’inspecteur Columbo.

Certes célèbre, elle n’apparaissait pas sous son meilleur jour. On aperçoit la rouille sur le bas de caisse. Quel pub pour la marque française.

 

Élaboré par Pininfarina, la Peugeot 403 cabriolet est élégante, plus moderne que la 203, elle colle parfaitement à ce vent de fraîcheur qui souffle sur la France en cette fin de décennie, oublié le style américain des années quarante.

Certains lui reprocheront un manque d’audace, car trop proche esthétiquement de la berline, certain diront même d’elle qu’elle est simplement une 403 « décapitée ».

 

Effectivement au premier regard, ce cabriolet se distingue très peu de la berline, pourtant les portes et les ailes avant sont allongées, le pare-brise raccourci de 3cm et les antibrouillards font office de clignotants et de feux de position . La base technique est quant à elle renforcée.

Par contre à l’intérieur le constructeur sochalien fait un gros effort de présentation avec notamment l’ajout en série d’une sellerie cuir de bonne qualité tandis que de jolis enjoliveurs donnent l’illusion de posséder des roues à rayons.  Au sol d’épaisses moquettes terminent l’aspect bourgeois et cossu de l’auto.

La 403 Cabriolet 40% plus cher !

Les sièges avant sont confortables et permettent de ne pas trop ressentir les grandes distances. Derrières les sièges la banquette est trop basse et inconfortable, à part l’utiliser pour de courtes distances, elle est plus propice à y recevoir des bagages. Le mécanisme manuel de la capote est simple à utiliser et se révèle fiable dans le temps.

Pour animer le tout, on retrouve le 4 cylindres en ligne de 1468 cm3 de la berline qui délivre 58 ch. Malgré sa belle plastique accentuée par ces pneumatiques à flancs blancs (à la mode à cette époque), elle a tout de même un gros handicap, son prix!

Vendu 40% plus cher que la berline, la Peugeot 403 cabriolet trouvera difficilement une clientèle, mais arrivera malgré tout à convaincre 2043 clients en six années de commercialisation peut-être due à une fabrication presque artisanale dans les ateliers de La Garenne.

Il y aura même une version avec hard-top tôlé qui sera disponible à partir du millésime 1960 moyennant un supplément de (seulement) 150 000 francs. Déjà que la version capotée est onéreuse celle-ci devient difficilement accessible, et au final elle restera juste 6 mois au catalogue avec 57 exemplaires écoulés.

Quelques années après l’entré sur le marché de cette Peugeot 403 cabriolet, la motorisation passe de 58 à 61 ch et fait grimper la vitesse à 140 km/h au lieu des 135 km/h initiaux. Au chapitre des teintes disponibles, il y avait 2 teintes inhabituelles pour la firme au lion un rouge et un jaune citron.

En 1959, un petit évènement bouleverse l’univers du constructeur sochalien, l’obligation de retirer la tête de lion qui orne en bout de capot, ce lion stylisé est sacrifié pour des raisons de sécurité, car jugée trop dangereux en cas de choc, un petit tournant dans l’histoire du lion.

En 1962, elle baisse le rideau laissant la place à la toute nouvelle Peugeot 404 cabriolet.

En hommage à l’inspecteur Columbo, le constructeur sochalien créera cette affiche pour honorer la mémoire de l’acteur Peter Falk.






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