La 405 voiture de l’année 1988

 

 

Le début des années 80 se révèle difficile pour PSA car, après le rachat de Citroen et l’absorption de Talbot, les pertes financières du groupe sont considérables et, en cette fin année 1983 PSA n’est pas loin du dépôt de bilan mais, l’arrivée de la 205 fait entrevoir des jours meilleurs. De plus, il est important de combler le vide existant entre la 309 et la 505, une voiture « moyenne supérieur » dont le marché s’avère important, un segment qui représentent 21% des immatriculations en Europe.

 

TROUVEZ VOS PIECES PEUGEOT 405 AVEC NOTRE PARTENAIRE YAKAROULER.COM               Disques de frein 405     Plaquettes de frein 405     Amortisseurs 405     Embrayage 405

Le projet est lancé en 1982 sous le nom « D60 », pour le style de cette future « moyenne supérieur » deux écoles s’affrontent, celle de La Garenne dirigé par Gérard Welter et l’italienne de Pininfarina, une pratique voulue par la direction pour obtenir le meilleur design. Après présentation des projets c’est celui du transalpin qui est choisi cependant, l’équipe de Gérard Welter lui donnera les derniers coups de crayon histoire qu’elle soit une vraie lionne.

La silhouette de l’auto est une structure tri-corps, qui se veut équilibrée, élégante avec un brin de sportivité. Pour réussir ce nouveau numéro qui sera une pure sochalienne, Peugeot investit 6 milliard de francs pour moderniser son usine de Sochaux qui la produira.

De plus elle devient la première grande de la marque à être une traction avant car, jusque là ce mode de traction était réservé aux petites.

Le 27 mai 1987, elle est présentée en avant-première au Zénith de Paris aux concessionnaire de la marque et, c’est Michel Drucker (si si celui de France 2) qui dévoile à cette occasion le nom de la dernière né de Peugeot qui sera…. 405. Le lancement commercial intervient lui le 18 juin 1987 mais, seul les motorisations essence sont disponible en finition GL ( l’entrée de gamme) GR et SR avec le tout nouveau moteur TU de 1360 cm3 de 65 ch (boites 4 vitesses), le 1560 cm3 de 80ch et le XU9 de 1905 cm3 et 105 ch.

En septembre une version sportive la Peugeot 405 Mi 16 d’une cylindrée de 160 ch pouvant atteindre 220km/h est lancé sur le marché, une auto dont le but était de contrer l’hégémonie des voitures allemandes mais, affiché à un prix prohibitif de 142 000 francs elle aura beaucoup de mal à trouver une clientèle.

En décembre 1987 elle reçoit le titre de « Voiture de l’année de 1988 » devançant aisément sa cousine la Citroen AX de plus de 200 points. Les motorisations diesel sont quant à eux commercialisé à partir de janvier 1988 avec les 1905 cm3 de 70 et 90 ch puis un turbo-diesel de 1763 cm3 de 90 ch. En ce qui concerne l’équipement, Peugeot fera quelques efforts avec de série le réglage en hauteur du volant et des ceintures de sécurité. Mais il fallait tout de même s’acquérir du 3eme niveau de finition pour avoir le verrouillage centralisé à distance!

Pour le système de freinage c’est le même topo, les premières finitions adoptaient 2 freins à disques à l’avant et tambour à l’arrière. Cette même année voit s’ajouter une nouvelle silhouette, la 405 break. Aucune autre variante ne verra le jour ni coupé, ni cabriolet, malgré l’étude de style d’un coupé 405 par Heuliez ci-dessous.

Au fil du temps et des finitions, elle deviendra la chouchoute des Français grâce à son habilité qui peut accueillir facilement 5 personnes, un coffre gigantesque et sa ligne élégante. A l’aise en ville, c’est une auto qui se révèle confortable et agréable sur la route, un comportement routier irréprochable dans la plus pure tradition Peugeot (train avant: pseudo Mac Pherson, bras inférieurs triangulés, barre stabilisatrice; train arrière: à bras tirés, ressorts hélicoïdaux, barre stabilisatrice).

En 1990la 405 Mi 16adopte une version 4 roues motrices à transmission intégrale pour la modique somme de 180 000 francs  (encore une voiture pour fils à papa !)

Au milieu de l’année 1992, la 405 subit un profond restylage avec une nouvelle planche de bord, une nouvelle malle arrière avec un seuil rabaissé qui facilite le chargement du coffre et une évolution de la face avant. Pour répondre aux normes européenne de pollution, elle catalyse ces versions à injection.

 

L’évolution de la planche de bord de la Peugeot 405

Et celle du coffre :

De faite de ce profond re-stylage, le catalogue de la 405 évolue et voit apparaitre les finitions Signature, Sillage et Style en remplacement des GR, GL et autre SR. Ce remaniement de gamme permet une montée en équipement des finitions.

Des versions spéciales comme la « Husky », « La clim » ou encore « Roland Garros » viendront s’ajouter ponctuellement au catalogue. La 405 Mi 16 propose en 1993 une version « Le Mans » limité à 150 exemplaires ( une teinte unique rouge lucifer, des exemplaires numérotés et des bandes PTS sur la calandre) En juillet 1993, une version 405 T16 de 200 ch vient remplacer la Mi 16 qui, handicapé par l’adoption d’un pot catalytique ne peut plus faire face à la concurrence.

En dix de carrière ( 1987-1995) la Peugeot 405 sera vendue à 2 490 963 exemplaires dont 373 986 de break.

 

La 405 « Pars »

Si sa production c’est arrêté en France en 1997, elle fut encore produite en Argentine (jusqu’en 1999) et au Zimbabwe (2002). Elle continue sa carrière en Iran (produite dans l’usine de Khodro) et en Egypte et, depuis 2001 elle a troqué son numéro au profit de « Pars » qui est en réalité une sorte de 405 phase 3 ( nouvelle malle arrière, face avant, avec un air de 406)

 

La 405 version US

Peugeot avec sa filiale PMA (Peugeot Motors of America) retentera l’aventure américaine avec la Peugeot 405 de septembre 1988 à fin 1991 (débuté avec la 505). Les versions américaines se distinguait par de gros pare-chocs US (avec catadioptres intégrés) à haut pouvoir d’absorption des chocs, par un niveau d’équipement pléthorique et, de catalyseur pour répondre au normes anti-pollution américaines strictes.
Malgré les efforts de Peugeot pour plaire à l’Amérique, cette tentative se soldera par un échec cuisant qui mettra un terme définitif aux ambitions de s’implanter au Etats-Unis.

 

La 405 Break

La version break apparait en juillet 1988 ( un an après la berline).Dessiné par Pininfarina elle reprend l’empattement de la berline ainsi que 27 pièces de structure ( capot, porte avant, les planchers avant et arrière, etc). Pour les motorisations elle emprunte tout naturellement ceux de la berline hormis celui de la Mi16. Avec 1000 dm3 de volume de coffre arrière, elle se positionnait dans la moyenne de ces concurrentes, les Renault 21 Nevada (1028 dm3) et  Citroën BX évasion (963 dm3). Elle sera très appréciée par les amoureux de break « loisir » et sa carrière se poursuivra jusqu’en 1996 et son remplacement par la nouvelle 406 break. 373 986 exemplaires seront vendus

 

 

 

 

 

Vous voulez encore plus de Peugeot 405 ? Ok alors, venez faire un tour dans cette rubrique consacrée à ces pubs télé.






You may also like...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge