Les pépites de Mr Emile Darl’Mat

 

 

Mécanicien de formation puis devenu concessionnaire Peugeot à Paris, Emile Darl’Mat breton né en 1893 ( en breton dalc’h mad  signifie tiens bon) va signer pour la marque franc-comtoise quelques-unes des plus belles réalisations de son histoire. C’est lui qui parlera de ce toit Eclipse à Peugeot. Un homme passionné d’automobile et un fidèle de la marque au lion.

L’histoire de ce fou d’automobile débute en 1923 lorsqu’il devient concessionnaire pour Peugeot néanmoins, à partir de 1925 cet amoureux de l’automobile ne se contentera plus de vendre, il en modifiera la ligne et quelque peu la motorisation. Puis, durant les années 30 il rencontre Paulin et Pourtout designer et carrossier qui ont mis au point un toit novateur escamotable dit Eclipse– Conquit, il décide de l’intégrer sur une Peugeot 301 (1933) puis une 601 qui deviennent à cette occasion les premières Eclipse de la firme au lion.

Cette association magique entre ce toit et les modèles Peugeot pousse Emile Darl’Mat à parler de Paulin et Pourtout à la maison Peugeot qui séduite, rachètera le brevet en 1935. En suivra les célèbres 401, 601 et 402… Eclipse

 

Darl’Mat aux 24h du Mans !

 

Pourtant, Darl’Mat ne veut pas en rester là, il rêve de construire sa sportive, économique et abordable, mais tout en restant fidèle à la marque sochalienne. Alors, pour construire sa sportive, il va puiser dans la gamme Peugeot en reprenant le châssis de la Peugeot 302. Sur le châssis de la 302 il y greffe les trains roulants et le moteur 2 litres de la 402 poussé à 70 ch capables d’atteindre 147,5 km/h.

Plus connu sous le nom de 302  DS pour Darl’mat Sport (1936) cette dernière devient 402 DS  (suite à l’évolution du châssis en 1938). Elle était également appelée Spéciale Sport. Trois silhouettes (avec l’accord de Peugeot) verront le jour un cabriolet (avec pare-brise escamotable), un roadster et un coupé.

Mais, le plus important ce qui à contribuer à créer la réputation des autos de Darl’Mat ce sont bien sûr le design sublime de ces créations, fruit de Paulin et du carrossier Pourtout. Un style tout en rondeur, en forme de goutte d’eau qui donne à cette 302 cette ligne terriblement craquante et élégante.

Le succès commercial (105 exemplaires) poussera (officieusement) Peugeot à engager trois roadsters au 24h du Mans de 1937. Lors de cette première participation elle terminera aux places d’honneur en se classant respectivement 7e, 8e et 10e. L’année suivante elle fera mieux en terminant cinquième du général et première de la catégorie des moins de deux litres.

 

 

Emile Darl’Mat un concessionnaire hors pair

 

Les 302 et 402 Darl’Mat resteront comme les plus célèbres autos fabriquées par ce breton passionné de belles automobiles.

Cependant, la Seconde Guerre mondiale mettra en parenthèse la passion du breton. Une passion qui reprendra dès 1947 avec un prototype sur base de 202 qui battra trois record internationaux de vitesse à Montlhéry le 21 octobre de cette année-là.

Puis l’apparition de la nouvelle Peugeot  203 bouscule les plans d’Emile Darl’ Mat qui de suite imagine sous les traits de la berline une sportive. Le moteur d’origine étant quant à lui étant sous-exploiter, il est « gonfler » à 50 ch au lieu des 42 ch proposés de série. Cette modification fait passer la vitesse maximale de 116 à 140 km/h  soit un bond en avant conséquent.

Extérieurement elle se différencie nettement de la berline avec sa caisse rabaissée de 14 cm qui lui confère une ligne plus dynamique et, sa calandre chromée à la mode américaine. 120 exemplaires de ce modèle seront produits dont deux cabriolets.

 

La 403 Darl’Mat

 

C’est en plein boom qu’en 1953 il s’attaque au coupé 203 mais, alors que le projet est bien avancé, la sortie d’une nouvelle venue de chez Peugeot la 403 va chambouler le projet qui sera réorienté vers cette nouveauté. Tout en conservant  la base du projet, elle devient le coupé non officiel de la 403.

La particularité de ce modèle qui fut produit à seulement 5 exemplaires ( la faute à un désaccord avec la direction de Peugeot) est sa carrosserie en en résine et fibre de verre, un modèle capable de rouler jusqu’à 170 km/h.

Cette 403 restera la dernière réalisation du concessionnaire parisien qui mourra en 1970. Son fils reprendra les affaires, mais en redevenant simplement le concessionnaire Peugeot qui l’était à ces débuts.

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