Jean Todt le stratège..

 

Jean Todt

Surnommé le petit napoléon, dans le milieu on dit de lui  » Si vous voulez envoyez une cafetière sur la lune, alors confié votre projet à Jean Todt« . Voilà, tout est dit ! Jean Todt ce stratège hors norme restera pour les fans de la marque au lion, comme l’icône des plus grandes victoires du lion dans la course automobile.

Un véritable chef d’orchestre qui aura su rassembler les hommes capables de faire gagner l’équipe, mais aussi de créer l’émulation nécessaire au bon fonctionnement. Il dit de lui  » Mon boulot c’est de trouver les ingénieurs pour faire marcher les voitures et les pilotes pour les conduire »

 

D’abord copilote

 

Né en 1946, Jean Todt se passionne très tôt pour l’automobile, rêve de devenir un pilote comme Jim Clark, mais n’ayant pas les moyens financiers nécessaires pour le devenir, il devient copilote.Très vite ces qualités le font remarquer et il devient le copilote de grand pilote comme Jean Pierre Beltoise, Guy fréquelin ou Ove Anderssen. Avec ce dernier il devient vice champion du monde des rallyes et champion du monde constructeur avec la Talbot Sunbeam.

Avec Guy Fréquelin…. le futur patron d’écurie Citroën.

Mais voilà il n’aspire pas à rester copilote, il à secrètement un autre objectif en tête, celui de devenir patron d’écurie avant 35 ans. Le déclencheur viendra de Jean Guichet missionner par Roland Peugeot pour étudier la reconstruction d’un service course au sein de la marque.

Mais très occupé par ces affaires extérieures Jean Guichet fait alors, appel à Jean Todt dont il connait les qualités d’organisation d’équipe et d’exigence, en lui demandant de l’aider et le conseiller pour l’élaboration de cette nouvelle structure. Tout en conservant son rôle initial de copilote, Jean Todt imprime sa marque dans l’organisation sportive et dans les relations avec les instances de la FIA.

Entre-temps Talbot étant tombé dans le giron de PSA, Jean Todt se voit confier de nouvelle responsabilité au sein de groupe PSA. Il est en effet nommé à la tête de la nouvelle entité Peugeot Talbot Sport par le président de la marque Peugeot Jean Boillot.Avec son accord Jean Todt va élaborer une version course de la toute nouvelle 205, la fabuleuse turbo 16.

Photo prise lors de la présentation de la 205 turbo 16 en 1983 avec toutes l’équipe de Peugeot Talbot Sport

Avec Jean Boillot (à gauche) et J.P Nicolas (à droite)

Ce tout nouveau programme prend forme à la fin de l’année 1983 avec l’engagement en rallye mondial de la 205 turbo 16 qui de suite s’illustre avec une victoire lors de sa troisième sortie. Pas mal pour la toute jeune équipe de Jean Todt. Les années suivantes 84 et 85 seront jalonnées de succès et de titres avec une domination sans partage.

A pile ou face

 

Après la suppression du groupe B par la FIA, Jean Todt et son équipe se tourne vers les pistes ensablées du Dakar avec d’abord la 205 Grand Raid puis la 405 Turbo 16 qui confirmeront elles aussi la main mise de Peugeot et du savoir-faire de l’équipe de Jean Todt.

Il y a une anecdote assez surprenante lors de sa période chez Peugeot celle de la pièce de dix francs. Alors que le Dakar 89 est ultra dominé par les Peugeot de Vatanen et de Ickx avec deux heures d’avance sur les Mitsubishi, les deux équipiers se livrent une bataille acharnée pour s’adjuger la victoire finale.

De peur que cette bataille ne soit préjudiciable pour la marque, Jean Todt décide de figer les positions et de les départager en faisant pile ou face. A ce petit jeu, c’est le finlandais Ari Vatanen qui remporte le Dakar. Une pièce qui prendra place sur le porte-clé personnelle de Jean Todt. Pour tout vous dire Jean Todt est superticieux.

Jean Todt et Ari Vatanen lord du Dakar 1987

Après tous ces succès, et avoir quasiment tout raflé en rallyes, il est grand temps pour l’équipe de Jean Todt de trouver un nouveau défi, d’aller encore plus haut. C’est ainsi que Jean Todt décide de s’orienter vers le Championnat du monde des voitures de sport.

Pour la première fois de l’histoire du lion, un véhicule de compétition s’écarte de la base produite autrement dit, le projet n’utilise pas un modèle de la marque. Pour autant rien n’est gagné d’avance, il faut repartir de zéro et aborder une compétition totalement nouvelle pour la marque.

Pour parvenir à ces objectifs de victoire, Jean Todt décide de conserver son équipe technique. Très exigeant avec lui comme avec les autres, le projet 905 se concrétise rapidement dès l’année 91. Cependant, les débuts sont laborieux avec plusieurs abandons à la clé. Comme il dira souvent « pour gagner, il faut apprendre de ces erreurs » . L’année suivante Peugeot et la 905 retrouvent le chemin de la victoire en remportant notamment les prestigieux 24H du Mans.

Avec les pilotes de la Peugeot 905

Avec des performances dignes d’une F1 et une domination de la catégorie, ces succès donnent l’envie à Jean Todt d’aller encore plus haut en participant à la catégorie reine du sport automobile celle de la F1. Il présentera aux dirigeants de la marque un projet F1 100% Peugeot, mais l’importance des couts que représentent une tel participation rebute l’état major qui refuse le projet.

 

Direction Ferrari

 

Sollicité par de nombreux constructeurs dont Ferrari et devant le refus de Peugeot de créer un projet F1 100% Peugeot, Jean Todt quitte la maison sochalienne. Arrivé chez Ferrari, il réalise la performance de redonner un titre constructeur à la scudéria 5 ans après son arrivée alors qu’il n’y avait plus eu de titre depuis 1979. Sous sa direction la scudéria cumulera 7 titres mondiaux

 

Une carrière exceptionnelle qui le guidera jusqu’à la présidence de la FIA. Bravo Jean Todt

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