Le « nez de cochon » de Peugeot

 

Peugeot D4

 

Le Peugeot D4 ou l’utilitaire des années 50 de la marque au lion conçu par….. Chenard&Walcker. Difficile pour les amoureux de cet utilitaire de ne pas dissocier le peugeot D4 de la défunte marque automobile Chenard&Walcker. Tout commence lorsque la marque Chenard&Walcker présente l’utilitaire le CPV.

Nous sommes alors au début des années 50 et la France qui, se remet doucement de la guerre est en pleine reconstruction. Toutes les professions, artisans, agriculteurs, commerçants ont besoin de véhicules utilitaires.

De son côté, Peugeot dispose dans son catalogue de la 203 fourgonnette (bâchée et pick-up) qui, utile pour bon nombre de professions n’est pas adaptées à d’autres comme les professionnelles du bâtiment et certains itinérants, la faute à sa charge utile limitée (800 kg) et d’un manque de volume de chargement.

Quant à Chenard&Walcker ils présentent eux le CPV, un utilitaire à cabine avant, à moteur… Peugeot (celui de la 202).

Mais les mutations du marché automobile scellent le sort du petit constructeur Chenard&Walcker qui met définitivement la clé sous la porte en janvier 1951. Malgré la cessation d’activité de Chenard&Walcker, le CPV continuera sa carrière sous la marque Peugeot. Cette acquisition permet à la marque au lion de pouvoir proposer un vrai utilitaire à sa clientèle.

 

Vous pouvez l’appeler D3, D4 ou bien….CPV

 

Le CPV devient en 1950 le D3A motorisé dorénavant par le moteur de la 203 qui délivre 32 ch. En 1952 le D3A devient D3B suite à une évolution de la motorisation qui délivre maintenant 40ch et adopte en 1953 un siège… passager, plutôt pratique pour voyager à deux ! Cet utilitaire connaîtra plusieurs variantes de carrosserie, fourgon tôlé, minibus, ambulance, bétaillère. Les services publics l’utiliseront, La Poste en minibus pour transporter les facteurs et la Police pour transporter… les voleurs.

Le Peugeot D4 ou D3, était surnommé le »nez de cochon » à cause de sa calandre en saillie caractéristique, nécessaire pour abriter le moteur Peugeot qui était plus long que le moteur bicylindres deux temps de Chenard. En 1955 le D3 devient D4A (encore un changement d’appellation, ça donne le tournis!) car l’utilitaire change de motorisation en empruntant cette fois-ci le moteur de la 403.

Ce changement offre la possibilité aux futurs propriétaires de choisir entre une version essence de 4 cylindres en ligne délivrant 45 ch pour 80 km/h et une version diesel Indenor D4AD (octobre 1959) de 48ch pour une vitesse de 85km/h.

Pour le reste, le D4 était équipé de 4 amortisseurs hydrauliques et télescopiques.L’habitacle est quant à lui assez dépouillé avec le minimum, un compteur et un avertisseur.

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En 1960, le Peugeot D4A devient D4B et D4BD (diesel) (promis c’est la dernière évolution du nom du véhicule ouf !) qui délivre maintenant 55ch. Le Peugeot D4 est retouché très légèrement à l’extérieur avec l’apparition de clignotant avant et arrière (1961) et de nouvelles moulures de caisse.

En 1965 le D4 est remplacé par le moderne J7. En dix ans de commercialisation le Peugeot D4 s’écoulera à 58 000 exemplaires ce qui fait un total de 76 000 avec la version D3.

Trouvé sur Youtube le Peugeot D3/D4 à la Locomotion en fête 2008 (Merci à l’auteur de la vidéo).

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2 Responses

  1. boulanger pierre dit :

    je recherche nez de cochon à retaper moteur tournant , pas de corrosion perforante j’ai un budget de 800 euros dans département au dessus de la loire … merci si vous pouvez m’aider !!!

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