Le Peugeot J7, le panier à salade du lion!

 

Lancé en juin 1965 il prend la succession du D4B qui après 10 ans de carrière prend une retraite bien méritée. Le Peugeot J7 n’est pas seulement le nouvel utilitaire de la marque sochalienne, il est le symbole d’une nouvelle vision de l’utilitaire. Fini les utilitaires carrés au confort spartiate et à l’équipement rudimentaire, le Peugeot J7 fait table rase du passé. A son époque il fut le Partner d’aujourd’hui, polyvalent, entre break et camionnette.

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L’étude fut confiée d’abord à la carrosserie Chausson, mais le projet élaboré par le sous-traitant n’étant pas assez novateur il est finalement repris par le bureau d’étude de la marque. Le cahier des charges est simple, pratique, facilité d’utilisation, polyvalence et agrément de conduite.

Le projet présenté par le centre d’étude de La Garenne séduit la direction qui donne immédiatement son feu vert pour sa production, une production qui sera assurée par le carrossier Chausson. Si l’allure générale cubique s’avère classique en revanche, elle se caractérise par un large motif constitué de huit moulures horizontales qui viennent s’ajouter au dessin plaisant de la calandre à barrettes.

A l’intérieur, place à la luminosité! L’emploi d’un vaste pare-brise et de vitres latérales hautes dans des dimensions inhabituels pour ce type de véhicule offre au conducteur et à ces passagers une grande luminosité.

De plus, les portes avant coulissantes permettaient aux occupants de rouler portes ouvertes. Le Peugeot J7 soigne le confort à bord grâce notamment à des sièges confortables et à une position de conduite plus adaptée pour ce type de véhicules. Le tableau de bord fait un bond en avant par rapport à son prédécesseur, en terme de qualité et d’équipement. Un ensemble de prestation qui se rapproche d’une berline.

 

Le Peugeot J7, îcone d’une génération!

 

Mais la principale qualité qui séduira bon nombre de commerçants, d’artisans, etc.. est son aspect pratique, robuste et fiable. Tout d’abord le J7 c’est un grand volume de chargement, un seuil de chargement bas accompagné de portes arrières très larges et de sa porte coulissante latérale.

Malgré toutes ces qualités, le J7 avait une nette tendance à secouer ses passagers dès que l’on appuyait un peu trop fort sur l’accélérateur, ce qui lui vaudra le surnom de « panier à salade ».

1m 85 sous plafond

Et pour faire rouler le tout, des motorisations essence ou diesel (une première sur un utilitaire) sont disponible. Pour la version essence il y a le 1468 cm3 et le 1618 cm3 provenant de la Peugeot 404 et, pour le diesel le Type XDP 85 de 1816 cm3 et le XD 88 de 1948 cm3 mis au point par la filiale Indénor et qui équipent aussi la 404. Tout d’abord, proposé en charge utile de 1400 kg lors de sa commercialisation, un an plus tard (septembre 1965) une version 1800 kg sera rajouté au catalogue du constructeur.

Un autre aspect qui fera son succès et sa longévité ( 16 ans de carrière) est la multiplication des carrosseries, d’abord vendu en fourgon tôle il est décliné en minibus quatorze et vingt-neuf places quelques mois plus tard (octobre 65) puis, en 1966 en ambulance.En 1968 c’est une version plateau-cabine qui vient étoffer la gamme.

Cinq ans après sa sortie (septembre 1970) le Peugeot J7 subit un petit remaniement sous le moteur, les J7 1400 kg reçoivent un 1,6 litres de 61 ch tandis que les 1800 kg bénéficient d’un 1,8 litres.

Pour améliorer la sécurité, en 1973 le J7 se voit offrir des freins à disques enrichis l’année suivante (1974) d’un double circuit de freinage. En 1975 le remaniement se fait à l’intérieur avec un nouveau tableau de bord et l’apparition de garnissages à l’intérieur des portes.

Ultime évolution de la motorisation en 1977 avec l’adoption d’un 2,1 et 2,3 litres (1400 et 1800 kg) en remplacement des 1,9 et 2,1 litres. Le J7 restera un véhicule mythique en France, par ces déclinaisons en tant que « car de flics » ou camion-magasin.

En décembre 1981 sonne l’heure de la retraite pour le Peugeot J7 qui après 336 220 exemplaires écoulés cède sa place au petit nouveau de la marque, je parlais bien sûr du J9.






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