La VLV première voiture électrique Peugeot

 

 

En 1940 la France, occupée par l’armée allemande se voit contraint de fonctionner sous le régime des tickets de rationnement. Ce régime n’épargne pas l’automobile, car le carburant se faisant rare il est réservé uniquement pour les professions dites prioritaires (médecin, commerçants, etc.) ce qui pousse la population à se passer de l’automobile. Dorénavant pour se déplacer les Français ressortiront leur bicyclette.
Malheureusement, la bicyclette ne peut pas remplacer l’automobile et il devient urgent pour la population de trouver un autre moyen de transport.

Pour palier à ce problème, Peugeot cherche une solution et s’orientera vers la voiture électrique ainsi naît la première voiture électrique de Peugeot la VLV (voiture légère de ville). Peugeot n’est pas le seul à se tourner vers l’électrique, mais contrairement à ses concurrents qui choisissent d’adapter des batteries sur des véhicules de tailles moyennes (le poids des batteries augmentent de 200 à 300kg le poids du véhicule) Peugeot développe un véhicule spécifique pour l’électrique faisant ainsi la chasse aux kilos superflus.

Pour faire face à la restriction de carburant pendant la Seconde Guerre mondiale, Peugeot innove et créer sa première voiture électrique la VLV

La Peugeot VLV est une décapotable, stricte deux places mesurant 2m67 pour 365kg dont 158kg de batteries. Elle peut atteindre 30km/h durant 80km grâce à ses batteries au plomb. Côté équipement pas de chichi juste l’essentiel pour gagner en poids et donc en autonomie, on retrouve toutefois deux cadrans sur la planche de bord: un pour indiquer le niveau de charge et l’autre la vitesse. On trouve un inverseur pour activer la marche arrière placée vers le siège avant.

Les batteries sont placées à l’avant et groupées en 4 bacs d’un kilowatt qui dégage 48V et alimente un moteur de 1,3 à 3,5 ch suivant la configuration du terrain. Côté mécanique, la vlv est équipée de deux ressorts à lames transversaux à roue indépendante. A l’arrière les deux roues sont placées au centre de l’auto séparée de 33 cm seulement.

En 1942 le gouvernement de Vichy interdit la production de véhicules électrique. Face à des difficultés d’approvisionnement, seuls 377 exemplaires seront produits par l’usine de La Garenne. La Poste utilisera quelques exemplaires de la VLV.

La fin de la Seconde Guerre mondiale sonne le retour de l’essence et de la voiture pour tous. Dans ce contexte la voiture électrique n’est plus d’actualité.

Dans les années 70 Peugeot reprend ses travaux sur le véhicule tout électrique notamment avec des Peugeot 104 qui parcourent 30 000km par an équipé de moteurs Alsthom. L’inconvénient de ces véhicules électrique est leurs batteries au plomb ce qui oblige les ingénieurs à trouver une alternative. La crise du pétrole de 1974 va accélérer le développement des études sur l’électrique.

En 1982 Peugeot expérimente l’électrique sur une vingtaine de 205, ces tests étant un succès, Peugeot passe à la vitesse supérieur et lance en 1995 la commercialisation de 106 et d’AX ( 11500 véhicules produits dont 7500 pour la France). Mais, l’autonomie réduite de 80km sera un frein à la commercialisation du véhicule.

En 1995 Peugeot présente TULIP (transport urbain libre individuel public), un concept de libre-service deux places 100% électrique à vocation urbaine. Malheureusement, le projet ne séduit pas les pouvoirs publics et restera au stade de concept. Tulip aura été trop en avance sur son temps, car il y a peu a été inauguré à Paris Autolib’ qui est le même concept.

L’apparition des batteries au lithium-ion qui offrent une autonomie de 150 à 300km va permettre une véritable avancée pour l’industrialisation du tout électrique. Ainsi, Peugeot en la personne de Philippe Varin signe en septembre 2009 un accord coopération avec Mitsubishi (alors très en avance sur la technologie de l’électrique). Cet accord voit la naissance de la Ion, 4 portes 3m48 pour une autonomie de 130km/h qui est en faite une dérivée de la Mitsubishi i MiEV ( chez Citroën elle s’appellera C-ZERO).

Croyez-vous que le 100% électrique est l’avenir de l’automobile? Personnellement je n’y crois pas, car autonomie faible et recharge assez contraignante. L’électrique oui mais en version hybride. Et vous qu’en pensez-vous?

 

 



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3 Responses

  1. La puissance de la VLV était de 1,3 à 3,5 chevaux soit 1,3 à 3,5 ch.
    Il n’y a pas de « cv » dans cette affaire et d’ailleurs « cv » en minuscule n’existe pas dans la langue française.
    Pourriez-vous corriger en mettant « ch ».

  2. Vincent Lasfargues dit :

    J’ai apris a conduire sur une 104 Style Z, ma premiere voiture neuve fut une 306 1,6l. Que des bons souvenirs … 🙂
    Le futur est 100% electrique – sans aucun doute pour moi. Ma Nissan Leaf me sert tous les jours et ne presente aucun defaut. Les nouveaux modeles de vehicules electriques ont une autonomie de plus en plus interessante et se rechargent de plus en plus rapidement.
    Regler ces 2 points durs eventuellement rendra la voiture a essence obsolete d’ici 10-15 ans.
    La voiture autonome rendra le besoin de posseder une voiture inexistant.

    My 2 cents.
    Vincent Lasfargues
    Austin, TX – USA

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